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Indignés Presque Parfaits

Reprise du magazine ce vendredi à 17h sur les ondes du 90.7 de Brume.

Indignés Presque Parfaits, c'est le magazine société, politique et culturel de la rédaction de Brume diffusé le vendredi et le mercredi à 17h.

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Semaine De La Création Sonore

 

     Sur Brume, radio-campus Lyon et dans la campus line, retrouvez jusqu’au 28 janvier, une programmation exceptionnelle d’œuvres inédites. 

       Les radios-campus de France ouvrent leurs antennes à la création sonore et radiophonique.  Les jeunes auteurs de création sonore vont à la rencontre de leur public et des auditeurs des radios-campus.

    Dans le cadre de la 9e Semaine du Son, vous écouterez une sélection internationale d’œuvres parmi lesquelles les lauréats et pré-sélections des Prix Pierre Schaeffer & Phonurgia Nova 2012.

 

   A la découverte des  d'expérimentateurs  sonores et des jeunes praticiens  de la création radiophonique …

 

Mercredi 25 janvier

 

Sonia Ringoot (Autoproduction, Belgique)

En quête de terre (51’)

Un voyage à la recherche d’un passé, d’une histoire qui s’éteint. Au début du 20ème siècle de nombreux flamands sont venus en Normandie pour cultiver les terres. Mon père, descendant de ces migrants belges, a toujours préféré taire cette histoire. C’est ainsi que je pars à la recherche des derniers témoins… (avec le soutien du Fonds d’aide à la création radiophonique de la Communauté Française de Belgique)

Sonia Ringoot, 30 ans, a suivi une formation en réalisation à l’IAD de Louvain-la-Neuve en Belgique. Elle a réalisé des films de commande pour diverses ONG.

 

Jeudi 26 janvier

Elvire Toulorge (Radio Campus, France)

A nos aînées, Gabrielle Partenza (23’)

Premier travail d’une série d’épisodes sur l’action de Gabrielle Partenza fondatrice de l’association ANA (A nos aînées) qui vient en aide aux femmes qui se prostituent après 60 ans. Ces femmes qui sont pour la plupart marginalisées, vivent en dehors du droit commun. Elles ne possèdent rien que leur liberté, lourde et rude, rarement joyeuse.

Elvire Toulorge a fait ses débuts sur Radio Campus Paris. Après trois années d’apprentissage, se tourne vers le documentaire pour pouvoir dire et toucher davantage. Prendre le temps des rencontres et des voix.

Anna Raimondo

It’s all so dark (OR F, Autriche, 21’)

Les mass-médias, la radio incluse, sont des redondances de normalité : ils reflètent le stéréotype, l’attendu, le bien connu. «It’s all so dark !» est un espace radiophonique différent, une sorte de labyrinthe radiophonique, un guide pour se perdre, un non-guide. Où la voix ne suit pas une logique et où les sons restent indéchiffrables (souvent le résultat d’enregistrements faits avec des micros de contact, des hydrophones, qui rendent audible des phénomènes que l’oreille normalement n’atteint pas). Il n’est pas possible d’écouter cette pièce en conduisant, ni en faisant la cuisine. Parce qu’elle exige deux conditions : le noir absolu et une paire d’oreilles très attentives. Pour se perdre et peut-être se trouver.

Anna Raimondo est née en 1981. C’est à Marseille qu’elle a ouvert ses oreilles et découvert sa vocation pour la radio, en travaillant sur l’émission « Jusqu’ici tout va bien » produite par Radio Grenouille et diffusée par différentes stations. Elle explore de nouveaux modes d’interaction dans le cadre de performance mêlant espace public et radio, où les auditeurs peuvent être les performeurs.

 

Vendredi 27 janvier

Annika Erichsen (Radio Brandebourg Berlin, Allemagne)

Sans papiers (10 ans comme immigré illégal à Marseille) (30’)

C’est un portrait de Mohand, qui a fui l’Algérie pendant la guerre civile, laissant derrière lui femme et enfants, pour éviter les persécutions qui le visaient en tant que défenseur de la culture Berbère. Il évoque sa vie au présent et au passé. Ses années sans papiers à Marseille. Des proches se souviennent. Le documentaire s’attache à le retrouver là où il vit. Un narrateur relie les sons et les atmosphères. Sa présence est aussi un choix esthétique qui permet d’alléger la traduction (pour un auditeur germanophone). Il va sans dire que l’histoire de l’Algérie n’est pas un sujet dans les médias allemands !

L’auteure, 29 ans, a fait des études en médiation culturelle en Allemagne et à Marseille. Elle a découvert la radio au sein d’une rédaction franco-allemande et à l’occasion d’un stage à « EuradioNantes ». A son retour à Berlin, elle se forme au documentaire à la RBB et à Deutschlandradio Kultur où elle devient assistante de réalisation.

 

Alessandro Bosetti

Spinoza  und der Fisch (Deutschlandradio Kultur, Allemagne, 48’)

Alessando Bosetti voyage dans le passé de sa patrie. Son « expérience italienne » cependant n’est pas à Rome, Turin ou Milan, mais en Erytrée. L’ancienne colonie est-africaine apparaît comme un paysage figé et distordu de l’Italie d’avant-guerre. La langue et la culture des envahisseurs précédents persistent comme un brouillard opaque sur le pays appauvri et occulté. Avec l’aide de l’opticien Benedetto Spinoza, Bosetti transforme son microphone en une lentille temporelle.

L’Italie est à l’arrêt. L’Erytrée est à l’arrêt. Ils tournent autour de l’un l’autre. Ils se reflètent l’un dans l’autre comme dans un miroir (Bosetti).

Né à Milan en 1973, Alessandro Bosetti vit à Berlin, aux USA et en Italie, et travaille comme musicien, auteur radiophonique, compositeur et artiste sonore. Nombre de ses oeuvres traitent des sons de la langue parlée, des irrégularités et des erreurs de la parole ou de la traduction.

 

Laetitia Mikles

Le Japonais n’est pas une langue scientifique (autoproduction, France, 32’)

J’ai rencontré Monsieur Sakho au Japon, à Kyoto. Il est grand, costaud, imposant. Une cinquantaine d’années. C’est un patriarche souriant, amical et généreux. Il enseigne l’architecture à l’Université de Kyodaï. Il est même directeur de son département. Monsieur Sakho est japonais. Et il est africain. Un noir japonais. Un oiseau rare. Ce documentaire radiophonique a bénéficié de la Bourse Brouillon d’un rêve sonore de la Scam 2009.

Née en 1971 à Meudon, franco-américaine, Laetitia Mikles est diplômée en sociologie. Elle enseigne le cinéma et écrit pour la revue Positif et dans diverses revues de sciences sociales. Elle est lectrice de scénarios pour Canal+, Arte et pour le CNC.

 

 

 

Présentation du Prix Phonurgia Nova par son directeur Marc Jacquin

"Depuis 1986, ce concours accompagne l’émergence d’une écoute créatrice, en s’efforçant de distinguer les auteurs qui font avancer les approches artistiques du sonore comme média du réel. Les formes les plus libres s’y présentent : récits dans lesquels la narration passe par le son autant que par les mots, documentaires dans lesquels l’écriture est une véritable aventure, phonographies de paysages, démarches qui questionnent l’écoute du monde.

C’est un tremplin. Chaque édition est différente : les cartes sont battues en public. De nouvelles signatures y émergent. Le jury est engagé et même parfois partagé. Les institutions ne tirent pas les ficelles : c’est ce qui fait la valeur d’une compétition.

Cette année, 134 productions sont en lice pour deux Prix : le Prix découverte Pierre Schaeffer (ouvert aux auteurs de moins de 30 ans) et le Prix Phonurgia Nova. Aucune production n’a été retenue dans la catégorie « nouveaux média », hélas, où les propositions ne se hissaient pas au niveau des prix antérieurs. En revanche, pour la radio et les arts sonores, le comité de sélection a remarqué 56 auteurs prometteurs ou déjà confirmés (présélectionnés) et en a retenu 26 (nominés) au programme de ces deux « journées-marathon ».

Amorcée à huis clos, le processus de sélection reprend son cours collectivement. Les critères demeurent : invention, capacité à aiguiser l’écoute du monde, à briser les barrières stylistiques et à renouveler les codes de l’art sonore, etc.

Comme chaque année, c’est le même défi : détecter parmi tant d’oeuvres aux profils si différents, celles qui creuseront le sillon le plus profond dans le vinyle de notre imaginaire d’auditeur, pour y déposer une empreinte durable."

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Brume vous souhaite une bonne année

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Appel à Projet Animafac

Animafac lance un appel à projets pour le Forum National des Associations Etudiantes.

 Le 17 mars 2012, Animafac organise le grand « Forum national des associations étudiantes » à la Grande Halle de la Villette de Paris. Cette manifestation  permettra aux associations étudiantes de présenter et de valoriser leurs projets. A cette occasion, Animafac lance  un appel à projets auquel les étudiants peuvent répondre jusqu’au 15 décembre 2011.

 Chaque association étudiante qui le souhaite peut participer en proposant son projet. Les thématiques sont vastes et concernent plusieurs domaines la solidarité locales  comme l’Environnement, la  Solidarité internationale,  la Lutte contre les discriminations, les Médias étudiants ou encore la Culture.

 Tous les projets auront leur place pendant le forum, les associations pourront tenir un stand ou proposer une animation, une performance ou un évènement au sein de la manifestation. Autant de projets représentés qui permettront de montrer le  dynamisme des associations étudiantes, leur richesse et de leur diversité. Les étudiants pourront même proposer plusieurs animations lors du forum, ils devront simplement remplir un dossier pour chaque projet.

 

Le programme de cette grande journée sera établi en fonction des candidatures reçues par Animafac. Les animations seront réparties au sein d’un village associatif et d’un festival artistique intitulé « Les Prémonitoires ».

 

Vous souhaitez participer,

Pour en savoir plus sur cet appel à projets ainsi que sur le Forum national des associations étudiantes :

Allez sur le site d’animafac www.animafac.net/forum-2012

 

Pour répondre à l’appel à projets :

www.animafac.net/appel-a-projets

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SUR LA ROUTE DU CINEMA

 

Tous les jeudis à 17H30, des chroniqueurs passionnés décortiquent sans langue de bois l’actualité cinématographique : sorties ciné, actu DVD, rétrospectives, etc. Tous les genres sont abordés y compris ceux honteusement oubliés par la critique. L'émission accueille régulièrement des personnalités lyonnaises liées au cinéma et relaie des évènements locaux comme l’Epouvantable Vendredi, l’Etrange Festival, AsieExpo. Elle couvre aussi en direct des Festivals internationaux comme Lumière, Cannes ou Gerardmer.

 

Rediffusions/ samedi 18h/dimanche 12h

 

Le blog de l'émission

http://surlarouteducinema.blogspot.com/

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L'Art Contemporain sur brume

L'émission de radio 'Les rendez-vous de la création contemporaine' débute sa troisième saison!
Retrouvez les interviews d'artistes, les débats critiques et de nombreuses nouvelles chroniques pour un regard unique sur l'actualité de l'art contemporain de la région Rhône-Alpes.

Tous les mardi à 19h suivez la première diffusion de chaque émission sur Brume 90.7 FM, pour les habitants de Lyon. Puis dès le Samedi de la même semaine, le monde entier dispose de la nouvelle émission en écoute en streaming sur le site de la radio-campus et en téléchargement sur le blog dédié au programme www.rdvcreation.wordpress.com, ainsi que tous les anciens programmes (plus de 80 numéros disponibles).


Sur le blog, déjà quatre émissions de la saison 3 disponibles dont l'interview de l'artiste Hugo Pernet pour son exposition 'MUTE' chez Néon, ainsi que celle de l'artiste Nicolas Garaït-Leavenworth pour 'Understanding through peace' à la Salle de Bain.

Dans les semaines qui viennent, le programme proposera des interviews de Jean-Xavier Renaud, Clémence Torrès, Bertrand Lavier, Erick Beltran, des débats sur la biennale d'art contemporain de Lyon, et les nouvelles chroniques de MattCoco, Michel Nurisdany, Solenne Livolsi, Gwilherm Perthuis, Mamy Faire, Simon Feydieu & Marie Bassano, et Quentin Maussang.

Merci de votre fidélité, grâce à vous 'les Rendez-vous de la création contemporaine' sont devenus les rendez-vous incontournables des amateurs d'art!

--
Guillaume Durand

chargé d'art contemporain
www.rdvcreation.wordpress.com

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REPORT NUITS SONORES

NUITS SONORES  01- 05 JUIN 2011

FRENCH INDIE & ELECTRONIC FESTIVAL

NUIT 1

 ( Julien Peres )

On a attendu plus d’un an ; Malheureux hasard du calendrier… Et puis il est réapparu : Nuits sonores est arrivé. Lui ? Car contrairement à la mode journalistique qui veut le féminiser et l’appeler « les nuits sonores », c’est bien de « nuits sonores » dont il s’agit. « Nuits sonores » est donc masculin. Il n’est pas macho, mais loin d’être puritain.

 

Comme toujours il a fallu faire la mauvaise langue blasée dès février «On aurait tout de même pu rendre un hommage à Ian Curtis non ? 30 ans après ? » « Que fout Joey Starr ici ? » « Une programmation à faire péter l’emmerdomètre » (oui vous ne rêvez pas, Chirac aussi vient aux nuits, pardon à nuits - masculin/pluriel on vous a dit). Comme toujours donc, il a fallu passer par la case critique, alors que l’on sait le festival, capable de réserver comme toujours son lot de surprise. Tendre et éternel recommencement.

 

Même la pluie est intermittente du spectacle

En sortant de deux jours passés dans le Nord Parisien aux Villettes Soniques, il allait falloir une transition douce. Caribou et Suuns ayant rendu plus tranquille le week end avec leurs riffs canadiens, la montée se devait être progressive. Bonne pioche, les scènes s’ouvrent tôt cette année (20h), mais restant tanqué à l’inauguration, personne ne semble pas s’occuper d’autre chose que de la piscine du Rhône où se déroule le pot. Piquer du nez dans une piscine vide, avec des rafales à 80km/h et une pluie intermittente… Ça fait rêver, en effet…

 

Le vent ne lâche pas prise

L’attraction mercredi, dès l’arrivée au marché gare c’était Dj Shadow. Un set d’une d’heure. Teinté de montées et descentes… de beaucoup de descentes même, comme à son habitude. Après la soirée d’inauguration et le set d’acid Washed… l’impression d’être dans des montagnes russes se fait sentir.

Passage sur la scène 3. Levon Vincent endiable ce petit hangar familial. Ni trop gros ni trop petit. Il est 1h 15, un homme à côté de moi à déjà trop bu, d’un geste, avec son index sur la bouche, il me fait signe de ne rien dire. Rien dire à qui ? Moi qui avait pourtant l’intention d’appeler la NYPD. Rikers Island n’est pas loin, Levon Vincent est new-yorkais.

Le vent, encore et toujours, gâche cette belle soirée. Impossible de sortir des scènes sans fermer le manteau jusqu’en haut, sous peine d’aggraver un rhume déjà bien avancé.

 

New York, New York

1h 45. On me rapporte que The Sonics envoie fort. The Battles varie les plaisirs sur une autre scène en jouant Rock. Les Etats-Unis en force à confluence cette année, donnent fort, mais je ne peux me démultiplier. Tant pis on reste sur Levon Vincent qui continue son set aux frontières de la deep techno et de la house groovy. Le groovy revient en force… c’est un fait.

2h 15. Nouvelle arrivée sur la scène 1, on finira sur Black Rose (Henrik Schwarz et Jesse Rose). Nuits sonores est marathon, et il convient de ne pas sprinter le premier soir. Le vent, toujours autant désagréable n’arrange pas cet étrange sentiment : le festival ne prendra certainement son envol que demain. Complice, les deux allemands prennent du plaisir. Un set pourtant étonnement reposant, on s’en satisfera pour ce soir. Il est presque 4h, alors que Shit Robot lance sur la scène leurs sons « electro-turbinnés », l’idée de rentrer devient pourtant une réalité. Se reposer va être primordial après cette entrée en matière. Nuits sonores est bel et bien lancé, désormais il ne reste plus qu’à décoller !

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PLACES COLD WAR KIDS

GAGNEZ DES PLACES SUR BRUME !

 

COLD WAR KIDS

EN CONCERT

  On avait apprécié, dès la sortie du premier album de COLD WAR KIDS, « Robbers and Cowards », la gravité brute du combo californien, l’âpreté du son, le chant habité. De quoi nous réconcilier avec  « l’overground » à la fois authentique et fédérateur. « Hang me up to dry »,    single incandescent, un must de la playlist brumienne,  nous transporte encore  à chaque écoute. Avec « Loyalty to Loyalty », inspiré par Josiah Royce, COLD WAR KIDS renversait  somptueusement le concept nietzschéen  de la volonté de puissance  prônant, dans l’ombre  d’un rock blues incisif aux sonorités expressives,  la réalisation individuelle au sein de la communauté. Avec leur dernier opus intitulé « Mine is Yours », les américains prolongent leur désir de partage universel et le font entendre. Sous la direction de Jacquire King (Modest Mouse, kings of Leon ), la production accomplie resplendit sans pli, ni fêlure mais avec l’ambition de faire de Cold War Kids des maîtres de la scène rock toute option confondue. Nathan Willet en est persuadé lui même, COLD WAR KIDS est à la Soul Punk ce que Wilco est à la country Americana. Si la force sauvage et contenue n’est plus tout à fait de mise, la fougue scénique du groupe reste intacte et devrait faire frémir  les oreilles des lyonnais toujours  en quête de prestation charismatique.

 

Lyon, ce  mercredi 11 mai 2011 au Transbordeur  à 20:30

 

Encore quelques places à gagner pour le concert de Cold War kids ce soir au Transbordeur !!!

envoyez un mail avec votre nom à brume@alyon.org

 

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Les Rendez-vous de la Création

Chers amateurs et professionnels d'art contemporain,

 

Voici quelques nouvelles concernant 'les rendez-vous de la création contemporaine', l'émission de radio sur l'art contemporain qui a pour but de recueillir la parole des artistes et proposer un discours critique sur les expositions en Rhône-Alpes.

 

"Je rappelle aux lyonnais que ce programme est diffusé sur Brume (90.7 FM) tous les mardi à 19h en première diffusion; mais que le monde entier peut se rendre sur le blog de l'émission (http://rdvcreation.wordpress.com) où l'ensemble des enregistrements est écoutable en ligne et téléchargeable. Vous pouvez d'ores-et-déjà retrouver à cette adresse les entretiens avec Olivier Mosset, Jordi Colomer, Jessica Warboys, Daniel Otero, Gabriel Dumoulin, Richard Nonas, Mick Peter, Marc Desgrandchamps, Laurent Proux, Michel François, et bien d'autres. Artistes, galeristes, commissaires expliquent leurs choix et leurs engagements. De plus, chaque entretien se termine par une chronique savoureuse de Gwilherm Perthuis.

 

Comme si cela ne suffisait pas, l'équipe des rendez-vous propose toutes les deux semaines une table ronde critique sur les expositions qui font l'actualité.

Autour de la délicieuse Solenne Livolsi et de votre serviteur, Françoise Lonardoni, Patricia Creveaux, Jean-Emmanuel Denave, Gwilherm Perthuis se relaient pour apporter leur incomparable expertise sur les propositions du Musée d'Art Contemporain de Lyon, de l'Institut d'art Contemporain de Villeurbanne, du Musée d'art moderne de Saint Etienne, des galeries et centres d'art lyonnais, et bientôt du MAMCO et du musée de Grenoble."

 

Les mois de Février et de Mars sont des mois fastes, n'hésitez pas à vous rendre sur le site régulièrement pour découvrir les nouveaux débats et entretiens!

 

A bientôt,

Guillaume Durand

Les rendez-vous de la création contemporaine

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De Tunis au Caire, jusqu'à Paris

A l'initiative de  Brume, Radio-Campus Lyon, le réseau des radios-campus s'est associé à Médiapart pour la diffusion exceptionnelle de la Soirée "De Tunis au Caire,et jusqu'à Paris, s'indigner, résister, créer" organisée par le journal en ligne en soutien au peuples tunisiens et egyptiens autour de Stéphane Hessel et de ses amis. C'était au théatre de la Colline à Paris le 7 février dernier.

Ecouter la soirée

 

Mercredi 16 février à 20H sur BRUME90.7 et sur www.radiobrume.fr

et sur http://radio-campus.org

 

Voir la vidéo

http://www.dailymotion.com/video/xgxae3_stephane-hessel-et-ses-amis-a-la-colline_news

 

Les invités de la soirée :

Soirée autour de Stéphane Hessel

Avec

Claude Alphandéry et Edgar Morin

Moncef Marzouki et Radhia Nasraoui

Darina Al-Joundi, Mahmoud Hussein et Elias Sanbar

 En partenariat avec Arte Journall, avec le soutien de TV5 Monde, France Culture, Radio Campus et Dailymotion.

A propos de la soirée

(Médiapart, le 8 février )

"Mediapart a commencé l'année 2011 en compagnie de Stéphane Hessel qui a réservé à nos lecteurs ses vœux de résistance. Le fabuleux écho de son livre-manifeste Indignez-vous! (Indigène éditions) témoigne d'attentes et d'impatiences largement partagées. Dans son adresse pour la nouvelle année, il citait deux de ses amis, Edgar Morin, ce penseur transdisciplinaire et indiscipliné, et Claude Alphandéry, ardent propagandiste d'une économie sociale et solidaire. Le premier vient de préfacer le témoignage du second, Une si vive résistance (Rue de l'échiquier), tandis qu'il publie un livre essentiel, La voie (Fayard), indication d'une autre direction que celle qui, actuellement, conduit le monde de périls en catastrophes.

Nous avions le projet de rassembler ces trois consciences pour une soirée spéciale organisée par Mediapart quand est survenu l'événement tunisien, la fuite du dictateur Ben Ali face au surgissement d'une révolution démocratique et sociale. Avec leur accord à tous trois, cette soirée s'est donc transformée en caisse de résonance française de la révolution tunisienne en cours: une rencontre de solidarité et de compréhension, de fraternité et de réflexion. Que nous dit cet événement? Que réveille-t-il en nous? Que signifie l'indignation? En quoi est-elle légitime et nécessaire? Pourquoi résister, c'est créer? Comment résister aux fatalités de la servitude, de la soumission et de l'obéissance? Comment changer un ordre du monde injuste et périlleux?

 

 

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And the winner is: The Social Network

 
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The Social Network

de David Fincher
avec Jesse Eisenberg, Justin Timberlake, Andrew Garfield
(Etats-Unis, 2010, 121m)
 
   

       And the winner is David Fincher for The Social Network! (Nuée d'applaudissements et autres cris hystériques en tout genre). C'est en substance ce que vous entendrez lors de la prochaine nuit des oscars dans une poignée de semaines. 2010 s'achève et l'heure du bilan a sonné. Que retenir de cette année cinématographique? D'abord, et c'est une chose terriblement agréable et excitante, un nombre intéressant de premiers long-métrages enragés et intenses, annonçant des metteurs en scène à suivre (Chris Morris, Dominic Murphy ou encore le sympathique duo Hélène Cattet et Bruno Forzani). Ensuite, d'illustres anciens  montrent bien que le talent ne se perd pas avec l'âge ( Martin Scorcese, Woody Allen, Roman Polanski, Takeshi Kitano. Mais surtout, 2010 est l'année de la confirmation, si besoin est, pour des cinéastes au talent aujourd'hui impossible à remettre en cause. Citons, entre autres: Christopher Nolan, Wes Anderson, François Ozon et surtout, David Fincher. Si 2008 et 2009 ont été marquées par d'âpres et rugueux débats dans nos locaux en guise de voeux de bonne année, 2010 a répandu une étrange atmosphère de détente, d'évidence, pour de pas dire une atmosphère de paix et damour en poussant le bouchon un peu loin. Et cela a été rendu possible par un film, The Social Network.
 Cinéaste apparu dans les années 1990, d'abord responsable des effets spéciaux dans l'écurie Lucas, David Fincher a imposé dès ses premiers films, un univers punk et violent aux individus schizophréniques et inadaptés à une société de consommation destructrice. Mais, là où l'homme surprend, c'est dans sa capacité à faire évoluer son oeuvre mais vers une forme de cinéma plus posé, plus nuancé aussi et qui plus est, nettement plus complexe. Avec The Social Network, Fincher poursuit le travail entamé par Zodiac quelques années plus tôt. Le récit gagne en linéarité et la mise en scène se met au service de ce nouveau matériau, délaissant au passage certains gimmicks visuels sans pour autant perdre en efficacité. Secondé par l'excellent Aron Sorkin au scénario, Fincher dévoile les coulisses et surtout les hommes à la base de la révolution numérique qu'est Facebook. A travers ces hommes, est décrit le paradoxe Facebook, prenant vie avec le personnage de Marc Zuckerberg : un homme dont l'ascension fulgurante et sans retour vers les sommets mène à une inévitable solitude, un Citizen Kane de l'ère contemporaine. Adolescent attardé, plus sauvage qu'introverti, Zuckerberg est un homme nouveau, millionnaire du monde numérique, qui progressivement se désincarne pour ne vivre qu'à travers son avatar. A ce titre, la fin du métrage, écho de l'introduction, résonne comme un sommet de pathétisme et de résignation.
 David Fincher signe donc avec The Social Network un film puissant et subtil sur l'avènement du premier millionnaire numérique, sorte de Charles Foster Kane du XXIème siècle. Après avoir fait l'unanimité au sein de la rédaction de Brume, il est, je pense, inutile de préciser qu'il est notre grand favori pour les Oscars 2010. Et souvenez-vous, l'année passée, nous avions déjà mis une pièce sur Démineurs.
 

  Jérémy Moriau

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Tournée

 
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Tournée

de Mathieu Amalric
avec Mathieu Amalric Mimi Le Meaux Dirty Martini Roky Roulette
(Fr, 2010, 111m)
 
   

Ancien producteur de télévision à succès, Joaquim Zand revient en France après un long exil aux Etats-Unis. Acompagné d'une troupe de femmes officiant sous le nom de "New Burlesque", il propose aux différentes salles provinciales des spectacles de cabaret divers et variés allant du striptease à la chanson. Leurs dernières étapes devaient être Paris mais les anciennes relations de Joaquim lui mettent des bâtons dans les roues. Film extrèmement encré dans le présent, Amalric nous fait vivre le quotidien de cette troupe d'excentriques américaines à travers la France. Souvent le passé et le futur des personnages sont incertains, il capte ces moments de manière intime, tout en gardant une part de mystère sur les antécédents des personnages. Le film se présente plus comme le journal intime de ces êtres, que celui de la tournée, ainsi les nombreuses scènes de spectacle ne sont jamais filmées du point de vue du spectateur, mais des coulisses. Véritable film de personnages, Tournée nous offre une pléiade de personnages pittoresques, à commencer par Joaquim, brillamment interprété par Amalric lui-même, producteur anachronique, bourré de tocs, et veillant sur ses protégées comme le père qu'il ne sera jamais pour ses deux fils restés en France. Ses filles sont toutes aussi brillantes, si ce n'est plus, tellement elles débordent de vitalité, d'humour et de fragilité. Chacune de ces femmes, pourtant interprétée par une actrice non-professionelle, respire l'authenticité. Amalric ne tombe pas dans le piège de présenter ce groupe comme tel, mais plus comme différentes personnes partageant une tournée dans la complicité et la bonne humeur. Bien que débordant d'humour, le film prend une tournure dramatique quand les personnages finalement seuls parmi les autres se heurtent, notamment le personnage de Joaquim et de Mimi le Meaux. Un film ingénieux, alternant légèreté et gravité, offrant une bouffée d'air frais au cinéma français.

  Bertrand Mougnaud

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